Vent en poupe pour le festival jazz de Tinos

Le festival de jazz de Tinos s’est clos, dans la nuit de dimanche 28 août, sous un tonnerre d’applaudissements destinés aux musiciens et interprètes d’un événement musical qui a acquis, depuis ses débuts il y a trois ans, une portée internationale.

Le thème de cette troisième édition consacrée aux femmes du jazz, tout comme le choix des musiciens –représentatif des tendances actuelles du jazz -, ont fait l’unanimité des participants et du public. Le festival s’est ouvert jeudi 25 août, dans le cadre magique de l’île de Tinos, sur le quartet de Dimitris Vassilakis, porté par la splendide voix de la britannique Juliet Kelly. Loukia Paleologou (voix) et la violoniste canadienne Tanya Kalmanovitch ont pris le témoin en deuxième partie.

La deuxième soirée a mis en scène la pianiste Lito Voyatzoglou et son quartet, qui ont interprété des compositions modernes inspirées de classiques du Rebetiko et de mélodies populaires, mais aussi des ballades ; le public s’est ensuite pris au jeu de Pénélope Tzanetakis (voix et… piano) et du Voyage jazz quintet.

Le samedi 27 août, la scène a accueilli le quartet finlandais Kvalda qui incarne, avec la douce voix d’Aili Ikonen et Hanne Pulli aux percussions, une expression jeune et libre du jazz, avant de se laisser envoûter par des airs de Nouvelle Orléans et d’Amérique latine, dont la portoricaine Shekinah Rodz (saxo et flûte traversière) et les virtuoses musiciens français du Shekinah Rodz latin jazz quartet ont le secret.

Dimanche soir, le public a d’abord vibré sous les cordes de la guitariste Vasso Dimitriou et de son dynamique Third Attempt Trio, avant de se laisser enchanter par les baguettes d’Anne Paceo (percussions) et par « ses amis » Giorgos Kontrafouris sur son Hammond et le trompettiste Andreas Polyzogopoulos, qui ont enchaîné compositions et solos mélodieux devant un public conquis. En clôture de la troisième édition du festival, son directeur artistique, Giorgos Kontrafouris, a renouvelé le rendez-vous pour l’année prochaine ; la scène de la Fondation culturelle de Tinos s’impose ainsi, en Grèce, à la fois comme un lieu d’échanges entre musiciens et comme un point de rencontre du jazz avec le public.

L’entrée à tous les concerts était libre et les concerts ont été retransmis en direct sur internet, sur le site www.tinosjazz.com.

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